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Identification et état civil : la Côte d’Ivoire s’imprègne de l’exemple péruvien

Dans le cadre du Programme régional d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI) financé par la Banque Mondiale, le Directeur général de l’Office national d’identification (ONI) Diakalidia Konaté a conduit, du samedi 23 au vendredi 29 juin dernier, une mission de travail à Lima, la capitale du Pérou. Il était accompagné de Nongolougo Soro, Directeur de la Société Nationale du Développement Informatique (SNDI), Léontine Gbato, Directrice de la Protection des données à caractère personnel de l’ARTCI, de Messieurs Meless Essis Jean Yves et Dosso Aziz Malick respectivement Directeur de l’état civil et de l’identification, sous directeur de l’exploitation et de la maintenance à l’ONI.

Au cours des visites de terrain et des séances de travail, la délégation ivoirienne a pu s’imprégner de l’expérience et des bonnes pratiques sur l’identification de ce pays d’Amérique latine, modèle en la matière qui a atteint le seuil de 85% des naissances déclarées de façon numérique. Elle a également fait connaissance du REGISTRO NACIONAL DE IDENTIFICACION Y ESTADO CIVIL (RENIEC), la structure en charge de l’identification du Pérou. Il faut savoir que cette structure indépendante du gouvernement péruvien a été créée en 1995 par une loi organique, et est dotée d’une autonomie économique, financière et administrative.

Cet équivalent de l’ONI au Pérou, dans sa mission, a sous sa responsabilité, la gestion de plusieurs registres notamment le registre civil, qui enregistre les naissances, les mariages et les décès ; le registre d’identification des personnes, qui permet de délivrer 2 types de document national d’identité (DNI) à savoir aux personnes majeures et aux mineurs ; Le registre électoral qui permet de générer de facto la liste électorale à partir de ses données en base ; le registre des certificats digitaux qui donne la possibilité d’identification aux citoyens via Internet. La structure s’occupe également du registre des personnes liées qui établit l’arbre généalogique des personnes et du registre des adresses géo-localisées qui permet à l’État d’identifier des catégories de malades de certaines pathologies et de les localiser géographiquement. En plus, le RENIEC gère aussi la technologie de l’information et le renforcement des capacités en rapport avec l’identification à travers son école régistrale. Le projet actuel du RENIEC avec le Gouvernement péruvien consiste à ne plus utiliser de papier pour transmettre un document administratif d’une administration publique à une autre.

Cette mission, en plus de l’enseignement qu’elle donne, ouvre donc de meilleures perspectives pour la Côte d’Ivoire.

Pour rappel, le gouvernement ivoirien a adopté le 09 mai dernier le décret n 2018-454 relatif au Registre national des personnes physiques (RNPP). En effet, ce décret, en son article 3, autorise l’ONI à collecter, centraliser et traiter l’ensemble des informations relatives aux Ivoiriens et aux étrangers résidant ou de passage en Côte d’Ivoire. En prélude à la mise en œuvre imminente de ce projet inscrit en bonne place dans le Programme National de Développement (PND) 2016-2020, l’ONI entend s’inspirer fortement de l’expérience péruvienne en la matière. Le Directeur général de l’ONI Diakalidia Konaté, notons-le, a précédemment conduit des missions de ce genre en 2016 en Mauritanie, en Belgique et au Cap vert et en 2017 à Dubaï et au Nigéria.

D.Tagro avec ONI

Source: abidjan.net